Hochelaga-Maisonneuve (partie 1)

 

Bienvenue à Hochelaga-Maisonneuve, aurevoir Hochelaga-Maisonneuve.

 

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Après 8 mois à vivre en ton sein, je te quitte. Il serait donc temps de te présenter à mes chères lecteurs, tu crois pas ? De présenter tes nombreux commerces, tes activités & évènements, tes petites rues cachés, t(m)on arhoma, ton stade olympique, tes parcs, … bref … de leurs présenter mon petit bout de vie à travers toi.

Mais avant. Que penses tu de leur raconter un peu de ton histoire passée. Car, soyons honnête, tout grand article commence par une belle histoire. Alors …

Il était une fois … le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve, dans la ville de Montréal.

Mais aufaite Hochelaga, est-ce que ca signifie quelque chose ?

Hochelaga, ça provient du nom d’un village amérindienne, découverte en 1535 par Jacques Cartier (pas la marque de luxe, plutôt le navigateur) accolé au flanc du Mont Royal.

D’année en année, tu grandis, et obtiens finalement le statut de ville en mars 1883, bien joué 😉

Malheureusement, tu grandis beaucoup trop vite, et tu as du mal à couvrir toute les dépenses liées à ton expansion. Tu n’as pas d’autre choix que d’être annexé à Montréal en décembre 1883. Mais eh, tu as su garder ton statut de ville durant 9 mois, good job 😉

Majoritairement, tu es devenus un quartier ouvrier avec un territoire industriel important. Rivalisant même avec Montréal. Puis au fil des années, des usines ont fermés, pauvreté et chômage sont arrivés, mais tu as continué d’exister.

Depuis les années 2000, tu connais une grande gentrification. Mais le mélange des genres fait désormais partis ton ADN. Un jour tu croises un sportif, le lendemain une personne qui se déplace en triporteur. Les hipsters se mélangeant aux assistés sociaux, les gays avec les familles monoparentales, … ici tout le monde accepte les autres comme ils sont.

C’est ce qui fais de toi, justement … toi, Hochelaga-Maisonneuve.

 


 

Sache que je ne te connais pas par cœur, je n’ai pas la prétention de dire que je connais tout tes atouts, tes défauts. Comme je l’ai dis précédemment je veux juste leur présenter un bout de mon quotiden que j’aurais vécu à travers toi durant ces 8 mois. C’est à dire les endroits où je faisais mon épicerie (mes courses), ceux où je venais prendre un café, l’endroit où j’ai travaillé, les lieux ou je venais boire un coup, ceux où j’allais me divertir, et évidemment, là où j’habitais. Bref … tout ce qui fait d’une vie … une vie.

 

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Commençons donc par le commencement, voulez vous ? L’endroit où j’habite, à l’entrée de la promenade Luc-Larivée.

 


 

La promenade Luc-Larivée, une voie ferrée transformée en parcours vert. 

 

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Cette promenade, aménagée sur le tracé des anciens rails du Canadien Nord, est un constant rappel du passé industriel du quartier. Complètement méconnu des gens qui n’habitent pas Hochelaga, ce « lien vert » a pourtant été très revitalisant pour le quartier.

Tout le long du parcours, 600 unités d’habitation ont été construites, dont le tiers sont des logements sociaux. Mine de rien, avec ses 1,2 km presque ininterrompus, la promenade Luc-Larivée forme la plus longue promenade piétonne à Montréal.

Et c’est donc ici que nous avons décidés, moi et Julie, de poser nos valises.

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Continuons la promenade quelques minutes jusqu’à la Place Simon-Valois, lieu de renaissance pour le quartier en 2007, mais aussi l’endroit où j’ai travaillé pendant ces 8 mois.

 


 

La Place Simon-Valois, symbole d’un quartier dynamique.

Le chemin de fer croisait donc, en ce point même, la rue Ontario, obligeant les autos à s’arrêter lorsque des trains passaient. Après que la voie ferrée ait été abandonnée et retirée, la place Simon-Valois fut inaugurée. C’est donc désormais la promenade Luc-Larivée qui traverse la place.

 

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La place est en passe de devenir une véritable zone de rencontre. C’est un vrai mix des classes sociales, un joyeux mélange des genres, comme à l’image du Hochelaga d’aujourd’hui. Ici se côtoient les chômeurs et les triporteurs, les jeunes et les anciens … bref … tout le monde donc n’importe qui.

 

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Et c’est donc sur cette place même que j’ai trouvé ma première job, à Arhoma, une boulangerie. En tant que bon français, j’avoue je sors pas trop de ma zone de confort.

 


 

Arhoma, les arômes d’HoMa (la contraction d’Hochelaga – Maisonneuve)

 

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Arhoma c’est pas simplement une boulangerie. C’est aussi :

  • Une fromagerie

95 % des fromages qui s’y trouvent sont exclusivement québécois. Vous y trouverez même les bons petits fromages en grain, qui servent à faire la poutine.

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  • Une épicerie

Du chocolat, du café, des tartinades, de la confiture, des épices, etc … des produits de qualité, vous y trouverez votre bonheur.

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  • Un café

Expresso, latte, cappuccino, chaï latte et autres breuvages vous attendent. Vous êtes plutôt thé, pas de problème il y en a aussi.

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  • Une pâtisserie

De tarte citron / meringué au cheesecake en passant par le gâteau au chocolat, vous aurez le choix. Vegan ou allergie au gluten, il y a des options pour tout le monde. Pour la saison du sucre ? Pour l’halloween ? Vous retrouverez forcement une pâtisserie ou une viennoiserie en lien avec.

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  • Une sandwicherie

Et que dire des sandwichs, vegan ou non, qui sont totalement décadents !

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Puis évidemment, les pains … traditionnelles, au levain ou à l’épeautre. Même des plus originaux tel que le noix de grenoble et pistache ou kamut curcuma amande et citrouille (oui oui !).

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Bref, que vous y aller pour un café, un lunch ou même flâner devant les produits, vous apprécierez le temps d’un moment.

Durant mes 7 mois de travail à Arhoma, j’ai appris, à découvrir les fromages québécois, qui n’ont rien à envier aux fromages français, si un tant sois peu qu’on s’y intéresse vraiment. Mais aussi à faire des cafés (finis le café filtre), découvrir des produits du terroir, tel que la camerise ou même le kombucha. J’ai également fais de magnifique rencontres, tant au niveau professionnel que personnel.

A ce jour, je ne sais pas si l’aventure Arhoma est définitivement finis ou non, ce que je sais, c’est que cette expérience ne m’aura apporté que du positif.

Et, si vous êtes de passage à Arhoma, faites donc un tour au Saucissier Williams, qui est littéralement collé à Arhoma. Leurs saucisses sont juste débiles ! Lime et coriandre; pomme, cannelle et canneberge; fromage de chèvre et mangue… Les sortes varient au fil du temps. Durant l’été venez également tester leurs crèmes glacés.

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Dans la seconde partie de l’article, nous quittons la place Simon-Valois et la promenade Luc-Larivée pour nous intéresser à la rue Ontario.


Et vous ?

Connaissez-vous le quartier Hochelaga-Maisonneuve ?

Un commentaire sur « Hochelaga-Maisonneuve (partie 1) »

  1. Salut Guillaume il y avait longtemps qu on avait rien à lire ça sent le départ bien écrit comme d habitude bon séjour à New York et à bientôt alors c et jc

    Envoyé depuis mon appareil mobile Samsung.

    J'aime

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