Abel Tasman Coast Track – Great Walk

Carte de la randonnée :

Quoi ? Abel Tasman Coast Track

Où ? Abel Tasman National Park, région Nelson / Tasman,  île du Sud, Nouvelle-Zélande

Quand ? Du mercredi 9 au samedi 12 janvier 2019

Niveau ? Facile

Parcours ? Aller avec retour au point de départ en water taxi

Distance ? 60 km

Durée ? 3 à 5 jours

Inscription et frais ? Réservation à l’avance obligatoire entre le 19 octobre et 30 avril, 75 dollars NZ / hut et/ou 30 dollars NZ / campsite

Les + ? Paysages de carte postale avec plages de sables orangés et mer d’un bleu cristallin, visite des Cleopatra’s pool, balades en kayak avec observation d’otaries à fourrure

Les – ? Beaucoup de sandflies à proximité des huts/campsites, certains passages en forêts sans grand intérêt

Mes conseils ? Prendre de la crème solaire, produits contre moustiques et sandflies, chapeau et lunette de soleil, maillot de bain pour se baigner

 

Le Parc Abel Tasman 

L’explorateur Abel Tasman découvre l’île du sud de la Nouvelle-Zélande durant son voyage de 1642. Le premier séjour des Occidentaux est de courte durée… L’affrontement avec les Maoris qui défendent le rivage se solde par la mort de quatre marins !

Malgré cet incident, la baie et la région nord-ouest de l’île portent désormais le nom du célèbre aventurier néerlandais.

Le parc d’Abel Tasman est fondé en 1942 pour commémorer le 300e anniversaire de la découverte du pays.

Avec ses 225 km², c’est le plus petit parc national de Nouvelle-Zélande. La forêt de hêtres qui recouvre les collines de granite s’étend jusqu’au bord de la mer.
Durant des milliers d’années, l’érosion a sculpté la côte et donné naissance à des îles et des lagons. C’est un véritable paradis terrestre peuplé de dauphins et d’otaries.

 

 

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La randonnée ça fatigue, les randonnées de plusieurs jours n’en parlons pas. Alors pourquoi ne pas allier marche et détente à la plage ?! C’est ce que propose l’Abel Tasman Coast Track, une des plus populaires Great Walk de Nouvelle-Zélande.

Longeant l’Abel Tasman National Park sur environ 60 km, cette randonnée est très prisée car bénéficiant de plusieurs facteurs positifs. Région avec le plus grand nombre d’heures d’ensoleillement de NZ, sentiers avec faible dénivelé,  bien entretenus, et courte distance entre chaque campsite/hut. Il est même possible de réaliser la randonnée en explorant une partie de la côte en kayak.

En plus des plages paradisiaques, l’Abel Tasman Coast Track traverse des forêts luxuriantes ainsi que de  belles rivières permettant de croiser des animaux tels que le méliphage carillonneur, le rhipidure (fantail), le carpophage de Nouvelle-Zélande ou le méliphage tui (tui).

Si vous profitez de la côte en kayak, vous aurez également la chance d’observer des otaries à fourrure (seals) sur certaines des îles se trouvant à proximité de la côte.

 

La seul difficulté, qui n’en est pas vraiment une si l’on se renseigne un minimum en amont, reste la gestion des marées. En effet, certains passages de la randonnée ne se traversant qu’à marrée basse (1 h 30 avant et 2 h après pour Awaroa et 3 h avant et après pour Onetahuti), il faudra gérer son itinéraire en fonction de celles-ci.

 


 

Comment accéder à la randonnée ?

La Great Walk est accessible depuis quatre aires de stationnement :

      • Marahau au Sud, accessible depuis Motueka,
      • Wainui,
      • Totaranui
      • et Awaroa estuary au Nord, accessibles depuis Golden Bay.

Cependant , ne s’agisant pas d’une boucle, il faudra forcément revenir au point de départ en bateau. Des compagnies de water-taxi desservent Anchorage, Torrent Bay, Bark Bay, Onetahuti, Awaroa et Totaranui depuis Marahau et Kaiteriteri.

Des bus desservent Marahau et Kaiteriteri depuis Motueka tous les jours et toute l’année. Il existe un service de bus principalement estival vers Wainui et Totaranui depuis Takaka.
La liste des compagnies de transport est disponible sur cette page du DOC. Les offices de tourismes de Nelson, Motueka et Takaka peuvent également vous renseigner à ce sujet.

Prêt pour du soleil ? Prêt pour des plages paradisiaques ? Prêt pour des forêts luxuriantes ? Prêt pour des otaries à fourrure ? Prêt pour des pizzas (hein ?) ? Prêt pour des bières (quoi ?) ? Prêt pour du vin (WTF !) ?

Alors c’est partis … !


Jour 1 – Marahau à Anchorage 

Distance : 12.4 km     /     Time : 3h30

Il est 8h15, aujourd’hui c’est le jour J, on va enfin débuté notre randonnée de l’Abel Tasman Coast Track ! Comme toujours le sac est sur le dos. Ah non pardon, cette fois c’est dans le kayak que sera notre sac à dos.

Pour cette randonnée on a décidé de faire les choses un peu différemment. Au lieu de réaliser le premier jour de marche à pied, on s’est octroyé un petit plaisir. Rejoindre notre premier campement par les eaux en se payant une journée de kayak le long de la côte. Pour cela nous sommes passés par la compagnie Abel Tasman Kayak Rental, qui était pour nous la meilleure en termes de rapport qualité/prix.

Pour 105 dollars NZ chacun, nous avons pu profiter d’une journée entière de kayak jusqu’au campsite d’Anchorage où nous n’avions plus qu’à laisser le kayak sur la plage pour qu’un des nombreux bateaux taxis de la compagnie vienne le récupérer.

Pour plus d’informations sur la compagnie et l’option que nous avons choisis, à savoir « 1 Day Kayak & Walk », cliquez sur le lien suivant : 5925-atk-freedom-rentals-web-1-day-kw

Après une trentaine de minutes de briefing et 10 minutes d’entraînement en bord de plage avec les autres personnes du groupes, nous nous envolons enfin de nos propres ailes, enfin en l’occurrence là nous pagayons plus que nous volons, mais l’idée est là !

Il est donc 10h quand nous partons enfin à la découverte des côtes du parc Abel Tasman, sous un magnifique ciel bleu et une chaleur déjà écrasante. La crème solaire ne tarde donc pas à faire son entrée dans notre petit périple. Même si, vous le savez bien chers lecteurs, ce n’est pas une crème indice 50 qui m’empêchera d’avoir des coups de soleil sur ma peau, ça c’est une certitude. Mais bon on m’a toujours dis qu’il fallait sortir protéger alors on ne déroge pas à la règle !

Après une quinzaine de minutes nous décidons de nous arrêtez (ça fatigue mine de rien le kayak) sur une jolie plage de sable orangé. En effet le sable des plages du parc Abel Tasman à la particularité d’être très orangé à certains endroits.

Le sable orange tire sa couleur des minéraux d’oxyde de fer. C’est une teinte unique dans le pays et elles expliquent en partie le succès du parc

Le temps de croquer une barre de céréale, prendre deux trois photos et c’est repartis direction le nord d’Adele Island, une île réputée pour abriter les fameuses otaries à fourrure.

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Un vrai maori cet homme
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Adele Island

Au bout d’une heure de kayak, nous découvrons un vrai festival d’otaries, certaines se dorant la pilule au soleil (j’adore cette expression ! ; la pilule désignant le visage soit dit en passant), d’autres barbotant joyeusement dans les eaux, alors que d’autres prenaient même le thé, allongées sur un transat fabriqué à partir de branches d’arbres (c’est fou comme c’est intelligent une otarie).

Malheureusement, l’appareil photo étant rangé pour éviter les éclaboussures et devant respecter une distance de sécurité de 20 m, je n’ai pu prendre aucun cliché de ces petites bêtes à fourrure, ma go pro ne pouvant zoomer.

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La pagayeuse du dimanche

Nous prenons donc notre temps, en restant une bonne vingtaine de minutes à observer ces animaux marins. A certains moments on se demande si ce ne sont pas eux qui nous observent, certains faisant des sortes de bonjour avec leurs nageoires. Personnellement il m’en faudrait pas plus pour m’imaginer avoir une conversation avec eux tel deux personnes normales discutant autour d’un verre.

Puis tu reviens à la réalité quand tu entends leurs cris, à mi chemin entre … pas grand chose enfaite.

Par la suite nous décidons d’accoster à nouveau sur une petite plage, et de sortir cette fois ci les maillots de bain pour profiter de cette magnifique mer. L’entrée dans l’eau se fais délicatement puis une fois le corps habitué, nous nous transformons peu à peu en otarie. On se dore la pilule, on barbotes dans l’eau … bref de vrais enfants !

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L’éléphant qui s’abreuve

Après un petit casse-croute et deux trois coups de soleils, nous repartons direction notre destination finale (pas le film), le campsite d’Anchorage.

Nous arrivons donc sur les lieux sur les coups de 15h30, et nous découvrons une magnifique plage encastrée dans une baie, le campement se trouvant juste derrière la plage. Une fois la tente montée, les bonnes vieilles noodles engloutis, deux trois parties de Uno, on décide de profiter un peu de la plage pour se reposer et faire une bonne petite sieste.

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Jour 2 – Anchorage à Bark Bay 

High tide route     /     Distance : 11.5 km     /     Time : 4h

Pour ce deuxième jour, nous partons sur les coups de 8h45. Deux chemins s’offrent à nous pour rejoindre notre prochain campsite, à savoir passer par la côte à marrée basse, ou rentrer légèrement dans le parc et ainsi découvrir les forêts du parc.

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Ca monte un peu tout de même
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Une vue qui se mérite

Nous décidons donc de prendre la seconde option, car nous souhaitons également voir les cleopatra’s pool, qui sont des piscines naturelles, et cela n’aurait pas été possible en empruntant le chemin qui longe la côte.

Après environ deux heures de randonnées à travers la forêt, en suivant un joli chemin tout bien tracé, nous arrivons enfin aux cleopatra’s pool.

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Piscine naturel

C’est le lieu parfait pour piquer une tête, malgré l’eau un peu fraîche. L’endroit dispose de deux grands bassins d’eau clair, entouré par des rochers. Il faut cependant faire très attention en s’y baignant, les cailloux étant très glissant.

Mais cela vaut vraiment le coup tant le plaisir à patauger dans ces petits bassins naturels est palpable.

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Détendue
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Un roux perché

Nous y sommes restés environ 1h le temps de bien profiter et d’immortaliser le moment.

Nous avons ensuite repris notre marche en avant, à travers la forêt luxuriante du parc, certains passages étant plus magnifiques que d’autres avec des vues à couper le souffle sur les plages d’Abel Tasman, et des traversées de ponts au dessus de cours d’eau.

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Virage à gauche ! 
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Vue depuis une plage
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Vue depuis les hauteurs
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Sur le pont

Il n’est que 14h quand nous arrivons à la plage de Bark Bay et son campement et nous avons droit à de la pluie à notre arrivée, et nous y aurons droit presque toute l’après-midi. Pour l’instant c’est donc de loin que nous observons la plage et nous devons donc nous cantonner à notre petit 5 m carré de tente (c’est pas la tente maréchale de Patrick Chirac c’est sûr !) pour nous réfugier le temps que l’averse passe.

Une fois le soleil réapparu (et une cinquantaine de Uno, encore et encore aaargh !), on profite une nouvelle fois des plaisirs du parc en se prélassant sur la plage, avec la douce mélodie des vagues pour nous emmener une nouvelle fois vers une bonne petite sieste.

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En pleine contemplation 

Jour 3 – Bark Bay à Awaroa

Distance : 13.5 km     /     Time : 4h30

Il est 8h15 quand nous partons de Bark Bay, les rayons du soleil nous ayant réveillés au aurore. Pour cette journée, le sentier nous fait traverser de la forêt, alors que certains passages nous oblige carrément à longer les plages pour rejoindre une autre partie de la forêt. C’est sur le sable que nous sentons tout le poids de nos chaussures de randonnées, s’enfoncant l’une après l’autre dans le sable chaud. Mais c’est avec plaisir que nous acceptons cette difficulté quand on voit les paysages qui s’offrent à nous.

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Toi
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Moi

C’est alors que nous arrivâmes à un certain moment à un croisement. Une direction allant vers Awaroa, donc notre chemin, et une autre se dirigeant vers un lodge/café. Ne cherchant pas plus loin que ça, on décide de rester sur notre itinéraire et de continuer.

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Une palette de bleu
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Regard tourné vers l’horizon

Après à peu près 4h de marche et plusieurs traversées de plage, nous atteignons le campement d’Awaroa, lui aussi bordé d’une plage. Nous nous apercevons que l’endroit est infesté de sandflies.

Le sandflie est une petite bête qui, comme son cousin le moustique, va vous sucer le sang sans vous demander votre permission ni votre avis sur la question.

Les sandflies se trouvent le plus souvent proches des cours d’eau et des zones humides, que ce soient sur les plages, lacs, ou rivières.

Si on pouvait trouver un avantage aux sandflies en comparaison d’autres moustiques, c’est que les sandflies ne véhiculent pas de maladies ni de virus. Cool non ? Par contre, la salive des sandflies va créer une irritation et une inflammation qui peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines selon votre degré de réaction à la piqûre. Dans le cas de personnes non-habituées aux piqûres de sandflies, à savoir les voyageurs venant de l’extérieur de la Nouvelle-Zélande, il semblerait que les réactions soient en général plus violentes

Sympa non ?

Après s’être aspergés de produits anti-moustique qui ne marche pas du tout, on décide de se réfugier dans les cuisines du campsite. Mais les cuisines étant ouvertes, ca ne marche pas vraiment (idée de génie il faut bien l’avouer). Et c’est pourtant grâce à ça que nous avons pu manger des pizzas, boire des bières et du vin.

Oui ca y est j’en viens à cette histoire !

Car dans les cuisines se trouve une affiche avec écris « Lodge/Cafe avec pizza … blablabla », je m’étais arrêté à pizza. C’était donc le lieu qui étais inscrit sur le panneau que nous avions vu plus tôt dans la journée.

Et c’était à 30 minutes du campement par le chemin à marrée basse. Et comme c’était marré basse baaaah … on a pas pu refuser des pizzas qui nous tendait les bras !

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A 10 minutes des pizzas

On arrive donc dans un petit café de plein air, des tables en bois, une musique d’ambiance, le tout à côté de plage. Et bien sûr rien d’autre à des kilomètres à la ronde. Un petit paradis dans un parc paradisiaque !

Après deux jours de noodles et de randonnées, on se jette donc sur les pizzas, le tout accompagnés de forts bons breuvages alcoolisés.

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J’ai soif
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J’ai faim

A consommer avec modération.

C’est le vente plein que nous retournons donc à notre campement pour notre dernière nuit dans le parc.

Jour 4 – Awaroa à Totaranui et retour à Marahau en water taxi

Distance : 7.1 km     /     Time : 2h

Dernier jour de randonnée, et jour le plus court aussi. Cependant, point important, pour partir d’Awaroa, il vous faut traverser la baie, ce qui se fait uniquement à marrée basse. C’est là qu’il faut faire attention et se renseigner en amont pour pouvoir passer sans problème. Nous sommes donc partis à 8h10 d’Awaroa, le point culminant de la marrée basse étant à 7h55 du matin, cela était amplement suffisant de traverser la baie, d’autant plus que le trajet ne dure qu’une vingtaine de minutes.

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Traversée à marrée basse

Après une dernière traversée en forêt et deux trois passages de plages, nous arrivons enfin à Totaranui et sa plage. C’est ici même que nous attendrons notre water taxi.

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Vue à travers la forêt
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Sur la fin

Nous sommes passés par la compagnie Aqua Taxi pour réserver notre retour vers Marahau, qui est parmis les moins chers du marché.

Pour 49 dollars NZ, nous avons donc fais le trajet du retour sur un petit bateau qui, dis comme ça ne fait guère rêver. Mais le petit bateau a laissé place au speed boat et la dizaine de passagers à son bord, nous inclus, s’est transformée en cobaye crash test !

Le conducteur s’en donnait littéralement à coeur joie sur les vagues, les prenant chacune le plus vite possible, faisant décoller le bateau et ses passagers à son bord par la même occasion. On se demandait même si il n’avait pas pour ordre de ne pas rentrer avant de tous nous avoir fait ressortir notre petit-déjeuner chacun à notre tour.

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Aqua Taxi

Mais comme tout le monde était déterminé à ne rien lâcher (littéralement et métaphoriquement), il a dû se résigner à rentrer bredouille.

Et après tout de même 1h de trajet, nous sommes enfin arrivés à notre point de départ. On a même eu droit à la fin à un tour de bateau sur la route, tiré par un tracteur, conduis par le chauffeur de notre aqua taxi (j’ai hâte de sortir ça au jeu « j’ai déjà, j’ai jamais » : « J’ai déjà fais du bateau sur la route, tiré par un tracteur », c’est pépite !).


En conclusion, du kayak, des otaries à fourrure, des plages aux sables orangés, des forêts luxuriantes, des pizzas, de la bière, et du water taxi.

Une randonnée atypique, mais tellement sympathique !

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