Travailler dans les kiwis

Durant notre séjour en Nouvelle-Zélande, nous avons dû travailler (juste un peu) pour pouvoir continuer notre voyage ! C’est censé être la partie la moins fun du working holidays mais nous concernant on trouve que c’est justement ce qui fait toute la beauté d’un visa vacances-travail, de pouvoir s’immerger dans la culture d’un pays à travers son travail, rencontrer des locaux et échanger sur leur mode de vie, apprendre à travers leurs expériences, … … … … bon j’avoue c’est quand même relou de bosser !

Et quelle meilleure immersion que le travail dans les kiwis en Nouvelle-Zélande !

Piqure de rappel, en Nouvelle Zélande, il existe plusieurs significations au mot « kiwis » :

  • le kiwi austral : il s’agit d’une espèce d’oiseau qui habite la Nouvelle-Zélande. Malheureusement, la bestiole ne pouvant pas voler, elle vit essentiellement la nuit car elle est la proie des animaux tels que les chiens, chats et opossums. Il est donc difficile d’en apercevoir.   χ

Le terme « kiwi » que j’emploierais à travers cet article ne se réfère donc pas à cet animal, je n’ai pas travaillé à l’intérieur de ces petits oiseaux à plume.

  • Le kiwi (fruit) : Je vous passe la description de ce fruit mondialement connu, juste pour vous dire que c’est un fruit plutôt célèbre en Nouvelle-Zélande étant donné qu’il s’agit du deuxième plus gros pays producteur de kiwi (eh oui la Chine est devant, étant donnée qu’à la base le kiwi vient de là-bas !).   √

C’est bien sur à propos du fruit que notre travail en Nouvelle-Zélande a porté.

  • Les kiwis : il s’agit tout simplement des habitants de Nouvelle-Zélande. C’est un terme plutôt familier, ne faites pas « eh le kiwi viens par là ! » pour vous adresser à quelqu’un.   χ

Vous l’aurez devinés, nous n’avons pas non plus travaillé dans les habitants de Nouvelle-Zélande.

DSC_0059


 

En Nouvelle-Zélande, deux types de kiwis sont cultivés : le green kiwi, que nous connaissons, avec sa chair verte, et le golden kiwi, avec une chair jaune et qui est très populaire dans le pays. La ville de Te Puke, auto-proclamée capitale mondiale du kiwi en fait même une attraction touristique à part entière avec un kiwi géant à deux faces : l’une verte, l’autre jaune. Les golden kiwis requièrent une attention très particulière et doivent être manipulés avec soin que vous les récoltiez ou que vous les empaquetiez.

 


 

Le lieu de travail 

Pour trouver un travail saisonnier en Nouvelle-Zélande (concernant les kiwis vu que c’est le seul que nous avons fait ici), une région se démarque de toutes les autres, la Bay of Plenty. La Baie d’Abondance (je traduis pour mes petits frenchis adorés), nommée par le fameux capitaine Crochet James Cook en raison de la profusion de nourriture présente dans la région, est la number one en ce qui concerne l’horticulture.

Environ 35 % de la production mondiale de kiwi est produite dans cette région. Ce qui en fais un vivier très important en matière de job saisonnier.

C’est donc ici que nous nous sommes rendus dans l’espoir de décrocher notre premier travail en Nouvelle-Zélande. La saison de la cueillette des kiwis se tenant que d’avril à septembre environ, d’autres jobs, toujours en lien avec les kiwis, sont toujours disponibles pratiquement tout au long de l’année.

 

Travail saisonnier dans la région de Bay of Plenty

travail-saisonnier-bay-of-plenty

 

Etant arrivés mi novembre, nous nous étions renseignés en amont et pris contact avec un contracteur quelques jours avant notre arrivés dans la région pour travailler directement une fois là bas.

C’est donc dans la capitale mondiale du kiwi que nous nous sommes rendus, à Te Puke.

Gravitant autour de la plupart des orchards (champs de kiwis), Te Puke est LA ville où la plupart des backpakers se rendent pour faire leur courses et dormir, la ville disposant d’un camping payant et de 5 freecamps.

Comme nous voulions économiser sur le logement nous avons décidés de passer toutes nos nuits en freecamp, que ce soit à ceux de Te Puke ou d’autres dans les environs.

Concernant notre travail, nous avons débuté le mercredi 14 novembre dans l’entreprise Sarai Horticulture Services. Et nous avons terminé le dimanche 9 décembre ce qui fait environ un mois de travail.

35835921_1029528223876433_6439432148926595072_n

Le travail

Comme je l’ai mentionné précédemment, il existe plusieurs types de travails dans les kiwis en fonction de la saison. Etant arrivés mi novembre, notre job consistait à faire du « cane training » dans les orchards. Le but étant, grâce à des ficelles, d’enrouler les branches des plantes d’où poussent les kiwis de sortes à créer une sorte de canopée entre chaque rangés de kiwis. Cela aura pour effet de maintenir la branche de façon optimale en cas de vent ou pluie.

En résumé, le cane training sert à préserver les branches auxquelles poussent les kiwis.

 

DSC_0055

 

Travail long et répétitif, il fallait être précis, car toutes les branches ne devait pas être enroulées, certaines trop petites, d’autres trop éloignées du tronc principal, il fallait choisir la bonne branche. Dans certains champs, il était facile de repérer celles qu’il fallait car le champ était encore jeune, mais dans des champs qui était déjà arrivés à maturité, où le nombre de branches était parfois très importants, cela pouvait vite devenir un vrai casse tête chinois !

 

DSC_0060

 

Nos horaires pouvaient fluctués en fonction de la pluie car nous ne travaillions pas les jours de mauvais temps. Même en cas de trop forte humidité, nous ne pouvions pas travailler, les branches étant trop fragiles et le travail ralentis. Mais pour une journée normale sans pluie avec de bonnes conditions climatiques, nous débutions le travail à 7h30 pour terminer à 17h avec deux poses de 30 minutes. Si nous commencions après l’heure prévu, il était possible de finir plus tard en conséquence pour rattraper les heures perdues de la mâtiné.

Alors que nous avons commencé les premiers jours dans une équipe d’une dizaine de personnes, nous nous sommes très vite retrouvés à 4 personnes la deuxième semaine. Avec deux autres françaises, nous devions parfois faire des parcelles de la taille d’un terrain de foot, je vous laisse imaginer le temps que ca nous prenait pour faire un champ entier et que tu ne vois même pas le bout. C’est ce qu’on appelait une « motivation à 0,1 % ».

Mais étrangement quand le jour de paie arrivait, notre motivation à 0,1 % augmentait considérablement. Coïncidence … ?

Concernant le salaire, nous touchions 17 dollars (brut) de l’heure + holiday pay (8% en plus). Comme le nombre d’heure pouvait varier, nous ne touchions jamais la même chose chaque semaine. Car oui, ici, le salaire est versé chaque semaine et c’est vraiment trop tip top cooooool !

Les semaines de plus de 50 heures étaient de bonnes semaines.  √

Les semaines de moins de 30 heures … bah …. comment vous dire …

Les deux dernières semaines restantes, nous avons environ travailler 35h chacune, en alternant grosse journée ensoleillée de 12h, et journée de pluie de 3h.

 

DSC_0063

 

Les day off 

Durant nos jours de repos, c’est à dire le dimanche et les jours de pluie, nous prenions souvent nos quartiers à la bibliothèque de Papamoa Beach, ville voisine de Te Puke.

Nous en profitions pour recharger nos ordinateurs, téléphones, batteries externes, etc … et évidemment utiliser la wifi gratuite pour pouvoir « netflixer » (nouveau verbe bientôt dans Le Petit Larousse j’en suis persuadé !) comme des petits foufous que nous sommes !

Pour 8 dollars, nous prenions notre douche dans une salle de sport à Te Puke. Assez cher quand on sait que l’entrée de la piscine « Baywave » de la ville voisine à Tauranga coûtait également 8 dollars. Mais au moins là bas tu as droit à une douche, une piscine, un jacuzzi ainsi qu’un sauna pour le même prix.

Nous avons même eu le temps de nous accorder une petite séance de cinéma, Les Animaux Fantastiques 2, en VO sans sous-titrage s’il vous plaît !

 

Camping payant ou Freecamp ? 

Durant votre période de travail, vous aurez le choix de dormir soit dans un camping payant, soit sur les freecamps.

  • Camping payant : Pour environ 80 $ NZ, vous pourrez dormir sur un emplacement de camping, dans votre van. Vous aurez accès aux toilettes ainsi qu’aux douches du camping mais aussi à la cuisine pour faire à manger le soir. Il faut reconnaitre que le choix du camping ne présente que des avantages. Ceci dit, des amis à nous dormant en camping nous racontaient que certains endroits étaient très salubres et très vétustes au niveau des installations. Etant donné le nombre important de backpacker dans cette région tout au long de l’année, et chacun travaillant généralement selon les mêmes horaires, il arrivait souvent de faire la queue à la douche, d’avoir de l’eau froide et de retrouver la cuisine bondée le soir. Donc réfléchissez bien avant de prendre une décision.
  • Freecamp : Comme son nom l’indique, les freecamps sont des emplacements gratuits où passer la nuit. La plupart de ces endroits sont souvent uniquement accessible pour les vans selfcontained (donc autonomes avec des toilettes et une source d’eau). Certains freecamp peuvent se trouver sur des parkings, d’autres dans des parcs, ou encore un simple terrain. Certains sont dotés de toilettes, d’autres non. La loi néo-zélandaise limite certains freecamps à 3 nuités, consécutive ou non, pour un mois. Mais à Te Puke, rare sont les contrôles, la ville sachant pertinemment que ce sont justement les backpackers qui font vivre en grande partie la ville.

Pour nous ce fut donc un mois en freecamp, en alternant entre les 5 disponibles dans la ville. C’est grâce à ça que nous avons pu rencontrer plusieurs de nos compatriotes français avec qui nous avons sympathisés. Le choix du freecamp permet d’économiser sur le logement, mais le confort est quand même bien moindre en comparaison d’un camping. 

Rien ne vous empêche cependant de faire une partie en camping, et l’autre en freecamp.

Alors camping ou freecamp ? Faites vos jeux !

 

Le bilan d’un mois de travail dans les kiwis

Au final, ce fut un mois assez intense, parsemé entre le travail dans les kiwis et les rencontres faites sur les freecamps. Certaines journées étaient plus faciles, d’autres non. Passer 10h dans un champ de kiwi à faire un travail répétitif ne sera pas mon futur emploi ! Mais cela nous aura permis de gagner un peu d’argent, pour pouvoir continuer notre roadtrip en Nouvelle-Zélande et surtout on aura eu la chance de rencontrer des gens merveilleux, que ce soit au travail ou en dehors. Les soirées à faire des jeux de cartes, parler, rire autour d’une bière (ou deux, voir trois, bon d’accord quatre …) !

 

Après tout, il y a bien « holidays » dans « working & holidays » non ?! 

46479271_1151770844985503_5685059656355938304_o

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 commentaires sur « Travailler dans les kiwis »

  1. Coucou Guillaume trop bien ton article comme d’ habitude rien à redire parfait bonne continuation à tous les deux bisous

    Envoyé depuis mon appareil mobile Samsung.

    J'aime

  2. Bonjour Guillaume,
    Bravo grace à toi notre « culture » s’enrichie ! es-tu toujours dans les kiwis à ce jour ?
    Pour nous semaine très festive avec la retraite de Bruno ce soir, c’est le grand jour ! depuis une semaine entre anniversaire, pot de départ et fête entre amis beaucoup d’émotions, de bonheur aussi et beaucoup de beaux cadeaux. Demain le grand départ en Arctique au nord de la Norvège pour voir les aurores boréales pour 5 jours son rêve…
    Biz à tous les 2
    Brigitte

    J'aime

    1. Coucou ! Non c’est finis les kiwis, mercredi nous entamons une randonnée de 4 jours dans le parc national du Tongariro, lieu de tournage du Mordor dans le seigneur des anneaux !

      Félicitation à Bruno ! Ca y est un nouveau chapitre commence ! J’espère que vous allez en prendre plein les yeux en Arctique du Nord : )

      J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s