L’ascension du Mont Ventoux

Carte d’identité de la randonnée :

Quoi ? Le Mont Ventoux
Où ? Saint Colombe / Vaucluse / Provence-Alpes-Côte d’Azur
Quand ? Lundi 6 août 2018
Niveau ? Très difficile étant donné l’importance du dénivelé du Mont Ventoux
Parcours ? Circuit linéaire avec un seul point d’entrée, à faire en aller retour mais possibilité de ne faire que l’aller
Distance ? 12 km avec dénivelé de 1 448 m
Durée ? Quelques heures
Inscription et frais ? Aucun permis et inscription obligatoires, randonnée gratuite
Les + ? La sensation de gravir une montagne mythique, découvrir des paysages magnifiques, entourés de forêts, et montagnes et finir sur 2 km d’un paysage lunaire
Les – ? Inconnu à ce jour
Mes conseils ? Prévoir bâtons et chaussures de randonnée, emmener de quoi s’hydrater (environ 1L50), se couvrir une fois arrivé au sommet étant donné les températures, même en été

C’est donc sur les pentes du Mont Ventoux que j’ai choisi d’effectuer ma seule randonnée durant mon séjour en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Surnommé le Géant de Provence ou le mont Chauve, et culminant à 1 911 m d’altitude, il est le point le plus haut des monts du Vaucluse. Réputé pour son ascension difficile en vélo, dont plusieurs personnes en meurent chaque année, il s’effectue également en randonnée pédestre. C’est donc de cette façon que j’ai choisis de le gravir (eh oui, je ne m’appelle pas Lance Armstrong).

Il existe plusieurs chemins de randonnées pédestres sur les pentes du Mont Ventoux, et étant donné mon niveau « amateur » en termes de randonnée, et encore moins en terme d’ascension de montagne, j’ai donc décidé de m’attaquer à la plus difficile des randonnées selon le TopoGuide « Le Pays du Ventoux… à pied », cela va de soi me direz vous.

Ce n’est pas tant en termes de kilomètres que la randonnée est considérée comme difficile mais surtout pour son dénivelé important, 1 448 m exactement. Il m’en faut plus pour m’arrêter, c’est pas une montagne qui m’en empêchera, boum !

Selon le guide, la durée prévisionnelle pour atteindre le sommet est d’environ 4h30 (spoiler : j’ai éclaté la prévision).

Il est 7h45, le jour se lève, il fait déjà chaud (on est bien dans le sud), j’entame mon premier kilomètre et je transpire déjà.

 

 

La route est droite et ça grimpe dès le début (la photo ne rendant pas hommage à la belle pente du chemin), je me lance un houra d’encouragement et souhaite bonne chance à mes jambes, direction le croisement « les Constants » ! Les croisements, comme son nom l’indique, sont des endroits où se croisent plusieurs chemins de randonnées qui partent dans d’autres directions. Il faudra donc que je fasse attention à ne pas me tromper de direction (spoiler 2 : je vais me tromper de direction). Pendant les premiers kilomètres, je découvre les belles pentes du Mont Ventoux, ses champs, ses oliviers ainsi que ses cailloux.

 

 

A chacune de mes arrivées à un croisement, j’ai droit à un panneau m’indiquant la bonne direction et le bon chemin à prendre, seulement il faut savoir qu’il peut y avoir plusieurs directions au sein même du chemin. Et c’est grâce à ces petites marques de couleur (jaune sur la photo, mais elles peuvent être d’une autre couleur selon le chemin) qu’il m’est impossible de me perdre. Sauf que oui mais non ! Comment repérer ces marques quand tu as l’impression qu’ils font tout pour que tu ne les vois pas ! C’est donc comme ça que je me suis trompé de chemin (la seule fois ça vaaaa !). Après plusieurs minutes et un retour en arrière, je trouve enfin le caillou jaune (le saligot !) qui me permet de continuer la randonnée.

 

 

Je traverse alors plusieurs fois une route abandonnée, forêts et … c’est à peu près tout. Mais le paysage est magnifique, sauvage et abandonné, seul le bruit de quelques animaux (des loups ??) troublent le silence de la montagne. Je n’aurais croisé personne jusque là.

 

 

Après une dizaine de kilomètres, j’arrive alors à une petite chapelle inhabitée et rencontre la première et seule personne depuis le début de la randonnée. On se salue, me dit qu’il en est à sa troisième montée du Mont Ventoux et le voila déjà 200m devant moi en trois foulées Il faut dire qu’il avait des bâtons de marches le bougre ! Je continue tranquillement ma montée et arrive enfin face à un paysage lunaire (qui monte toujours eheh). Pas d’ombre, d’arbres, de végétation, seulement de la caillasse. Et c’est là que mes grosses chaussures de randonnée de la marque « Millet » (joli placement de produit) me seront encore bien utile car je n’imagine pas la souffrance si tu tapes contre ce genre de caillou sans une bonne protection au niveau de la chaussure.

C’est en arrivant face à ce magnifique paysage que j’aperçois enfin le sommet du Mont Ventoux. Il ne me reste plus que deux petits kilomètres et le fait d’apercevoir le sommet me fait oublier la fatigue, je prends même le temps de ralentir, de profiter de la vue qui était jusque là cachée par les arbres. J’ai alors une vue dégagée sur l’ensemble de la région ainsi que le Luberon. Mais je décide de pas trop m’attarder étant donné le vent et la basse température. Du fait de l’altitude, il doit bien y avoir une dizaine de degrés en moins par rapport au début de la randonnée.

 

 

Juste avant l’arrivée du sommet, je passe devant la chapelle Sainte-Croix, bien connu des personnes en pèlerinage dans la région. Datant du XVème siècle, elle a notamment servi de lieu de prière, et même de d’observatoire météorologique.

Mais revenons à nos moutons …

Il est 11h03, le soleil est bientôt à son zénith, il fait froid (on est toujours dans le sud), je termine mon dernier kilomètre et je franchis le sommet du Mont Ventoux !

La prévision était de 4h30, je vous laisse faire le calcul ! Bon je sais que vous n’allez pas le faire (bande de flemmard), alors je vais vous aider. J’ai réalisé la randonnée en 3h18. Quand je vous dis que je l’ai éclaté cette prévision !

 

 

La vue à 360° est juste incroyable, le jeu en valait vraiment la chandelle (expression qui vaudrait triple au scrabble) et je suis content d’avoir réalisé cette randonnée sur le mythique Mont Ventoux. Sur le sommet, c’est un balai de vélos auquel j’assiste avec tous ces grimpeurs accompagnés de leur fidèle destroyer (leur vélo hein), certains tirent la grimace, d’autres se prennent dans les bras épuisés mais content et tout sourire. Cela doit être une sacrée paire de manche (au scrabble … bon j’arrête) de le faire en vélo et j’admire vraiment ceux qui le font, ils doivent être fous ou courageux.

Pourquoi pas les deux ?

 

Bonus :

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s